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Abstract

Les cultures maraîchères intensives apparaissent comme les plus intéressantes dans le contexte économique antillais (nombreux emplois, forte valeur ajoutée à l'ha), mais les techniques culturales actuelles sont très destructrices pour les sols. L'élevage intensif des petits ruminants ou l'embouche de bovins permettent des productions importantes (gains de poids vif de l'ordre de 1 000 à 1 200 kg.ha-1 .an-1 ). Les graminées fourragères utilisées ( en particulier Digitaria decumbens), à enracinement puissant, augmentent les teneurs en MO du sol, améliorent la structure et le comportement hydrique, et pérennisent les systèmes agricoles en les protégeant de l'érosion des sols. La rentabilité intrinsèque de l'élevage et sa faible mobilisation de main d'oeuvre permettent la complémentarité avec les cultures maraîchères dans le cadre d'exploitations familiales de superficie faible ou moyenne, sans accroître de façon significative le besoin global en personnel. Les exploitations de grande taille pratiquant actuellement la monoculture du melon seront aussi amenées à inclure l'élevage et/ou les cultures fourragères et à modifier profondément leurs techniques culturales si elles veulent éviter une dégradation irréversible des sols.

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