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Abstract

Les agriculteurs qui vivent en couple tendent à se marier davantage que les autres catégories socio-professionnelles, et à moins divorcer. A partir de l’enquête Etude de l’histoire familiale (INSEE/INED 1999) et d’une enquête ethnographique sur les jeunes viticulteurs de la région de Cognac, l’auteure montre, cependant, que les agriculteurs et leurs compagnes ne constituent pas des groupes sociaux « à part », « à l’abri » de la fragilisation croissante des rapports conjugaux. Elle repère ainsi des transformations similaires à celles de la population salariée : la fin du recours systématique au mariage, l’augmentation des divorces et plus généralement la possibilité, toujours présente dans la vie de couple, de la séparation. Il n’empêche que les ruptures d’union, quand elles mettent en jeu un agriculteur, s’inscrivent dans des contextes sociaux particuliers et comportent des implications spécifiques. Cette spécificité est liée non seulement à la présence d’une entreprise familiale, mais surtout à l’importance de la transmission de cette dernière dans la lignée.

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