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Si les conséquences des fermetures d’établissements industriels sur les licenciés sont relativement bien connues, celles qui sont relatives à l’extinction de systèmes locaux de formation professionnelle engendrée par ces fermetures le sont moins. Nous revenons ici sur un licenciement collectif advenu en 1981 dans un village ouvrier de l’est de la France. Une entreprise familiale d’environ 300 salariés avait pu se développer grâce à la mise en place de pratiques de sédentarisation des familles ouvrières, qui accédaient de manière familière au marché du travail. Au-delà du chômage des parents, l’arrêt brutal des activités industrielles dans la commune handicape l’accès des enfants à une première expérience professionnelle. S’opère alors une diffusion familiale du chômage, dont nous détaillons les mécanismes en utilisant des données quantitatives, parallèlement à une enquête ethnographique. Nous mesurons ainsi le poids de l’appartenance familiale dans l’accès au marché du travail, qu’il se fasse directement par une professionnalisation du jeune dans l’entreprise ou, par défaut, par un recours aux institutions d’encadrement du chômage.

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