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Abstract

D'une manière générale, un découplage complet des aides, une des options possibles de la réforme de 2003, se traduit par une régression des grandes cultures et une extensification de la production de viande bovine ; extensification permettant d'échapper à la déprise. Selon les régions, les évolutions sont toutefois contrastées. Les grandes cultures se maintiennent mieux dans les régions déjà spécialisées et baissent plutôt dans les zones les moins performantes, notamment en montagne. Le découplage complet est surtout défavorable au maintien du cheptel allaitant dans les régions du centre de la France où il y a en même temps extensification (alors que les élevages y sont déjà extensifs) et diminution du cheptel. Le recouplage partiel de la prime aux bovins mâles ne suffit pas à inverser nettement ces tendances, contrairement au recouplage de la prime à la vache allaitante. Dans les régions plus intensives, de l'ouest par exemple, les possibilités d'adaptation apparaissent plus importantes, même en cas de découplage complet : le cheptel bovin viande ne régresse pas avec l'extensification qui se fait au détriment des grandes cultures. Le recouplage partiel peut ainsi se traduire par une augmentation du cheptel bovin-viande. Si l'objectif des pouvoirs publics est de maintenir un certain équilibre dans la répartition géographique du cheptel bovin, le maintien de la prime couplée pour les vaches allaitantes peut se justifier.

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