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Abstract
La petite exploitation familiale occupe une place importante dans le paysage agricole tunisien et assure une fonction importante en termes de sécurité alimentaire, de biodiversité et de conservation des ressources. Elle contribue également au maintien de la population rurale (revenu et emploi), à l’aménagement des espaces et à la conservation des savoir locaux. Cette petite agriculture familiale ne manque d’être affectée par les changements structurels qui caractérisent l’ensemble de l’économie et de la société. Les changements démographiques caractérisés, d’une part, par une transition qui affecte y compris les régions rurales de la Tunisie, et d’autre, les mouvements migratoires et l’urbanisation qui l’accompagnent, contribuent à des transformations dans le fonctionnement des systèmes familiaux. Sur le plan économique, la tendance est vers une baisse du poids de l’agriculture, une importance accrue des services et stagnation de la contribution de l’industrie. Cette dernière devient de plus capable de créer des emplois supplémentaires et donc d’absorber les flux migratoires. Enfin, avec la montée du chômage, la dynamique du marché d’emploi semble défavorable aux petites exploitations familiales. Cette dynamique réduit les possibilités de pluriactivité et de revenus additionnels mais aussi limite les départs de l’agriculture avec toutes les conséquences en termes de pression sur les ressources, d’adoption de stratégie de survie et de pauvreté. Par ailleurs, bien que la politique publique a toujours affiché la nécessité de prendre en compte les spécifiés des petites exploitations, les mesures mise en oeuvre ne semblent pas atteindre les objectifs anticipés.